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Les défaillances d’entreprises progressent de prés de 16 % en 2025

Le tribunal judiciaire ou le tribunal des activités économiques (pour les départements concernés par l'expérimentation) est compétent en matière de défaillance d'entreprise (procédure de sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire).

1 735 entreprises agricoles ont été placées en procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire en 2025, selon les chiffres publiés par le groupe Altares.

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Déjà en 2024, le cabinet Altares relevait un nombre record de défaillances d’entreprises pour le secteur agricole, avec 1 498 entreprises agricoles placées en procédure de sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire. Et l’année 2025 affiche un niveau jamais atteint, selon les chiffres publiés par le groupe ce 20 janvier 2026. 1 735 exploitations en productions végétales ou en élevage et entreprises dans le domaine de la chasse, pêche et forêts ont été placées en procédure, soit 15,8 % de plus que l’an dernier. C’est le plus au haut niveau enregistré par Altares au moins depuis 2018.

Le secteur des productions végétales est particulièrement touché avec 901 défaillances d’entreprises, soit 14,3 % de plus qu’en 2024. Les entreprises viticoles sont les plus en difficultés. Du côté de l’élevage, les chiffres ne sont pas meilleurs. Altares relève 582 exploitations en défaillance, soit 19,8 % de plus que l’an dernier.

Forte dégradation pour le vignoble de Nouvelle-Aquitaine

Au 4e trimestre de 2025, les défaillances ont augmenté de 14,4 % par rapport à la même période en 2024. Près de 500 exploitations ont été placées en procédure judiciaire cette fin d’année 2025, dont plus de la moitié dans le secteur des productions végétales, avance Altares. « La viticulture, notamment, enregistre une dégradation toujours forte (+ 18 %). 60 % des viticulteurs se situent dans la seule région Nouvelle-Aquitaine », pointe le groupe.

Tous secteurs confondus, « un niveau historique »

« L’année se conclut donc sur 70 000 défaillances d’entreprises [N.D.L.R. : à l’échelle de la France, tous secteurs confondus], un niveau historique qui, au-delà d’une conjoncture difficile, peut questionner sur les faiblesses financières, logistiques ou structurelles de l’écosystème entrepreneurial français. », relève Thierry Millon, directeur des études chez Altares.

Selon la définition du cabinet Altares, une défaillance d’entreprise correspond à l’ouverture d’une procédure de sauvegarde, de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire directe auprès d’un tribunal de commerce ou judiciaire.

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